COMPRENDRE LE CERVEAU POUR ÉVOLUER RAPIDEMENT

SANDRA LACOMBE

COMPRENDRE LE CERVEAU POUR ÉVOLUER PLUS RAPIDEMENT
24 avril 2019 adminsandralacombe

Attention ! Cette capsule est non exhaustive. Choisissez le discernement chaque fois que vous vous inspirez dans vos lectures et vos apprentissages.

Le cerveau est extraordinaire. Ce qui est bien avec lui, c’est qu’une fois qu’il a vécu quelque chose, il va quelques fois l’emmagasiner, surtout si l’élément le marque. C’est ce qu’on appelle la mémoire. C’est merveilleux !

Mais !

Le problème, c’est qu’une fois que le cerveau a décidé de prendre un chemin, que ce chemin soit bon ou mauvais, rebrousser chemin devient beaucoup plus difficile. Ce n’est pas impossible, mais plus difficile.

Donc, chaque fois qu’on pense à ce qu’on connaît, même si c’est pour changer ce qu’on connaît, le cerveau répond : « Ah, mais si ! Je connais. Laisse-moi faire. C’est bon, je maîtrise la situation Sandra ! Fais une pause, je m’en occupe ! » Et nous, on adore ça, parce qu’on n’a pas besoin de travailler.

Ce qui veut dire que chaque fois que vous voulez aller mieux, changer vos habitudes, diminuer votre stress ou votre anxiété, chaque fois que vous voulez penser positivement, que vous voulez vous débarrasser d’un comportement, etc. Vous faites face à votre mémoire. Donc, vous avez une empreinte dans votre cerveau qui indique le chemin à emprunter quand une telle situation se produit.

Alors, les connexions se parlent les unes après les autres pour aboutir à un résultat.

Vous voulez par exemple cesser de jurer, de blasphémer… Vous allez vite vous rendre compte que la décision à elle seule n’est pas suffisante pour créer le changement.

Pourquoi ?

Parce que le cerveau, c’est un instrument qui, entre autres, enclenche des processus automatiques et qui vous donne des réponses automatiques.

On prend des décisions sur sa vie, mais c’est loin d’être suffisant.

Puisque le cerveau lance des processus inconscients, il faut trouver un antidote pour modifier le processus inconscient.

Et l’antidote va dépendre du problème à résoudre.

Si on prend un nouvel exemple pour mieux comprendre comment changer nos habitudes :

JE VEUX CESSER D’ÊTRE EN COLÈRE. (C’EST UN EXEMPLE TRÈS GÉNÉRAL, ON NE VA PAS RÉGLER VOS PROBLÈMES DE COLÈRE DANS CET ÉPISODE, JE VEUX SEULEMENT QUE VOUS COMPRENIEZ COMMENT LES HABITUDES DU CERVEAU FONCTIONNENT ET VOUS EMPÊCHENT DE CHANGER.)

Donc 1 : on vient de prendre une décision. ON VEUT CESSER D’ÊTRE EN COLÈRE.

OK. Si on reste avec notre décision. ON VA SE DIRE : La prochaine fois, ne me mets plus en colère quand XYZ survient.

La situation survient, et on se met en colère évidemment. OU peut-être qu’on va réussir la première fois à se retenir, mais c’est peu probable à long terme.

Faisons une caricature de la situation. C’est comme dire à son cerveau, tu es le problème, règle problème. Alors, on est passif. On s’attend à ce qu’une simple décision vienne tout changer. On n’est pas conscient que le cerveau va toujours vouloir aller vers ce qu’il connaît.

On dit à notre cerveau : toi, travaille pour moi. Je t’ai demandé de changer, modifies le chemin dans tes connexions et puis, hop, c’est fait !

Et pendant que mon cerveau va travailler pour moi, moi je vais vaquer à mes occupations.

Et c’est là où l’on vit tous dans un déni. On a de la difficulté à affirmer qu’on ne comprend pas toute l’énergie qu’on doit pousser pour changer. Et c’est là où on va faire porter le chapeau à son « incapacité de changer », « que c’est trop difficile », que « c’est comme ça qu’on est »… on va dire qu’on a tout essayé.

Pour changer, il faut comprendre que les affirmations ne sont pas suffisantes. Il faut comprendre que les lectures ne sont pas suffisantes. Il faut comprendre que les thérapies ne sont pas suffisantes. Il faut comprendre que les décisions ne sont pas suffisantes.

Ce que je viens de nommer, ça se trouve à la surface du changement. C’est nécessaire… ça fait partie de l’évolution. Mais, ce n’est pas le changement. Tout au plus, c’est un activateur.

Ce qu’il faut pratiquer pour changer, c’est devenir présent dans chaque moment et conscientiser que c’est nous qui avons le pouvoir de modifier le contexte de notre cerveau.

Alors, oui, peut-être que vous êtes prédisposé à réagir d’une certaine façon, peut-être que vous êtes génétiquement construit pour réagir d’une certaine façon et peut-être que c’est à cause de vos parents que vous êtes ce que vous êtes. Mais vous pouvez modifier les chemins de votre cerveau.

Donc, si on en revient à notre capacité à changer nos habitudes, il faut comprendre que ça demande une grande énergie. Si on veut se libérer de notre passé, de nos souffrances… il faut s’engager différemment.

Il faut combattre la pensée qui dit : je suis en train de changer parce que je suis en thérapie, parce que je lis un livre sur le développement personnel, parce que j’écoute une des vidéos de Sandra…

Il faut combattre l’idée qu’on change parce qu’on est en train de poser des actions concrètes.

Et là, pas de panique ! Je m’explique.

OUI ! tout ça fait partie du changement, mais ce n’est pas le changement.

Le changement, c’est quand on se rend en soi et qu’on se regarde consciemment quand les automatismes s’enclenchent et qu’on choisit de prendre un autre parcours.

Tant et aussi longtemps que vous ne faites que lire, parler, discuter, écrire vos problèmes… vous n’êtes pas dans la réorganisation de vos chemins dans le cerveau, vous êtes dans la constatation. Ça fait partie du changement, mais ce n’est pas suffisant.

Ce qu’on veut, du moins je l’espère, on veut passer de la constatation à l’action du changement.

Et l’action du changement se fait quand les émotions ou les habitudes s’enclenchent.

Si on reprend l’exemple de la colère.

Vous pouvez suivre mon cours « Libérer la colère par exemple », mais si au jour le jour vous ne faites que regarder les vidéos et que vous restez dans une paresse émotionnelle ou cognitive… vous allez préférer les émotions confortables plutôt que l’action du changement.

L’action du changement va se produire dans le moment.

J’explose… je le vois… je pousse l’énergie pour m’éloigner de la situation… je pousse l’énergie pour conscientiser que mes émotions m’appartiennent…. Je pousse l’énergie pour comprendre que je suis responsable… je pousse mes énergies pour conscientiser les actions à prendre dès que je retrouve un certain bon sens…

TOUT ÇA en étant conscient que tout ce dont j’ai vraiment envie de faire, c’est d’accuser les situations et les autres pour justifier ma colère.

Donc, on a le choix : vivre dans la paresse de notre confort émotionnel et cognitif OU vivre dans l’action du changement inconfortable.

  • Ce n’est pas facile cesser d’en vouloir à une personne qui nous a trahis.
  • Ce n’est pas facile se libérer d’une émotion envahissante.
  • Ce n’est pas facile d’aller vers l’inconfort.

L’ego dit non !! Non, tu ne m’abandonnes pas. Tu me donnes raison. Tu flattes mon ego !

Donc, on veut tous changer, mais c’est difficile parce qu’on veut pas abandonner la facilité et le confort de nos habitudes comportementales ou émotionnelles.

Mais, je vous dis qu’il n’y a qu’une seule voie pour changer, et il faut passer par l’inconfort. Il faut conscientiser qu’on refuse de changer beaucoup plus qu’on a de volonté de vouloir changer.

C’est facile dire je veux changer ! Il n’y a aucune émotion en péril dans le désir de changer. Sa valeur n’est pas remise en question quand on veut changer. Mais, quand on applique les actions, c’est là où on se sent en danger.

Devenez présent et conscient. Soyez attentif chaque fois que vous interagissez avec vos habitudes et vos automatismes… sachez que lorsque vous approchez de vos peurs, c’est que vous vous rapprochez de la solution. Donc, au lieu de vous en éloigner, continuez.

Est-ce que vous vous reconnaissez ? Pour ceux qui ont connu de grands changements en eux, avec le recul, voyez-vous ce que vous avez dû relâcher en vous, comme idées, pour avancer ? 

Comments (0)

Leave a reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*